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Lundi 14 mars 2011 1 14 /03 /Mars /2011 14:08

Paul's Boutique-11

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Salut, je m'appelle Emilo, je suis le robot que l'on voit sur la photo plus haut. Mais si, là! Au-dessus! Ce sourire ravageur, ces yeux malicieux: c'est moi ça! Emilio, la Rolls Royce des Robots! Bref, je veux vous parler de l'endroit ou je travaille, c'est pas très loin, Oderbergerstrasse, 47 à Prenzlauer Berg. Vous allez voir, c'est drôlement chouette!

En général, le week-end, lorsque le soleil pointe le bout de son nez, tout semble indiquer qu'il est l'heure de se mettre à chiller. Entre brunch copieux, cafés douillets ou marché aux puces du Mauerpark, le choix est large. Perso, je vous conseille de venir chez Paul's Boutique, une vraie caverne d'Ali Baba pour tout ce qui est rétro, un peu déjanté et qui attire le regard. J'y travaille depuis un petit moment déjà: j'arrive pépère, je me fait un petit café, je me cale comme il faut sur un rayon de vêtement et là, je veille sur la boutique tout le reste de la journée! Ca n'a pas l'air comme ça, mais c'est essentiel! En revanche, vous ne pouvez me voir que dans l'un des deux magasins. Mais vous en faites pas, ils sont jumelés, donc pas d'excuse!

Même si elle est devenue assez connue et que les touristes commencent à y faire leurs emplettes, Paul's Boutique reste quand même une bonne adresse où l'on peut trouver des tas de trucs très bien et pas trop cher. La déco' est à mi chemin entre la chambre d'un ado un peu geek sur les bords et celle d'un magasin de jouets. Il y a des figurines de collection sur chaque étagère ainsi que des p'tits monstres dans tous les coins. Il y a aussi d'autres copains robots (mais moins stylés) et même un mur complètement recouvert de casques de mobylette et de ghetto blaster. C'est pas trop bien ça?! Mais le vrai trésor que recèle la boutique est ailleurs: toute une pièce est remplie du sol au plafond de baskets. Et pas n'importe lesquelles, hein! Celles dont l'édition est limitée ou qui possèdent un design bien patate! Celles qui s'arrachent sur internet quoi! Toutes les marques y sont présentes et on peut trouver de très nombreux modèles aussi bien ceux qui ont fait de nous les caïds des cours de récré que d'inédits absolus qui apporteront sur vos pieds des regards de convoitise.

Donc si vous avez les guiboles qui vous démangent, tournez pas trop en rond, venez me voir, ça me fera plaisir!

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Par Berlin l'enchanteur - Publié dans : Shop & Second Hand
Mercredi 8 décembre 2010 3 08 /12 /Déc /2010 11:31

 

BellmanBar-5

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A peine arrivé en décembre et déjà le thermomètre berlinois fait des siennes en allant flirter avec les -5°C. Se pose alors l'épineux dilemme consistant à choisir enre sortir ou rester calfeutré chez soi. A Berlin, la question ne devrait pas se poser. Même par des températures scandaleuses comme elle peut en connaître lors des mois de janvier et février (-15/-20°C), cette ville possède tant de bars à assécher que du temps passé chez soi est du temps perdu.

Le Bellman bar par exemple, situé dans le quartier, entre Kottbusser Tor et le Landwehr Kanal (Reichenberger Str. 103), est l'un de ces lieux dans lesquels on rentre sans trop savoir pourquoi. Peut-être en raison des bribes de musique étouffée qui s'échappent de l'intérieur, peut être pour la clameur animée qui s'en dégage ou encore pour la chaleureuse atmosphère qui paraît y régner.

Petit bar souvent bondé, il semble être issu d'un mélange incertain d'époques. C'est un bar sans âge. Il possède un mobilier rustique de taverne, fait de tables et de chaises en bois grossièrement taillé, un éclairage à la bougie qui offre une lumière tamisée et un cadre intimiste, et enfin un gigantesque bar à miroir comme on pouvait en voir dans n'importe quel Saloon digne de ce nom de l'Ouest sauvage américain. Cet imposant buffet de bois offre un bon aperçu à l'assoiffé qui passe par là, de la diversité des alcools disponibles. De plus, le miroir, placé derrières les étagères, semble multiplier à l'infini la quantité de bouteilles qui y sont entreposées. Telle une machine à voyager dans le temps capricieuse, la musique jouée au Bellmann n'est prisonnière d'aucune époque  et l'on pourra ainsi y écouter avec le même plaisir, la voix rocailleuse de Tom Waits, une sarabande médiévale ou encore un morceau de Soul enjoué. Les serveurs pour leur part sont "stylés", au sens original du terme. Ils observent un dress code sobre et élégant et témoignent d'une certaine adresse dans l'art de servir leurs clients.

 Si l'on s'aventure un peu plus dans la seconde pièce, on y trouve le long d'un mur, un piano droit en bois noir laqué, au sommet duquel trônent un petit bougeoir modeste et un verre de vin rouge. La lumière vacillante de la bougie irradie le liquide contenu dans le verre et fait danser son reflet sur le mur. L'explication de cette intrigante vision arrive avec l'un des barmans. Il raconte qu'il y a quelques mois, un pianiste qui avait l'habitude de venir jouer chaque soir dans ce bar est passé dans l'autre monde. Ils ont alors décidé d'honorer sa mémoire en lui servant comme à son habitude un verre de vin pendant qu'il joue du piano. Mais tendez un peu l'oreille et peut-être entendrez-vous le pianiste faire ses gammes...

 

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Par Berlin l'enchanteur - Publié dans : Bar
Dimanche 24 octobre 2010 7 24 /10 /Oct /2010 17:40

Teufelsberg-2

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Au plus profond de la forêt de Grünewald, à l'Ouest de Berlin, s'élève menaçante, l'ombre d'une montagne peu commune. Artificiellement érigée par les américains à l'aide des gravats de la seconde guerre mondiale, elle a été nommée Teufelsberg d'après un lac situé à proximité. Littéralement "montagne du diable", ce nom lui va à ravir. Qui sait quels démons se terrent encore dans les ruines qui culminent à sa cime?

Berlin Ouest a été détruite à 70% par les bombardements. Ce sont donc 12 millions de mètres cubes de débris qui constituent la montagne mais surtout qui ensevelissent le bâtiment de la faculté des techniques de la défense voulu en 1937 par Hitler et conçue d'après les plans d'Albert Speer. N'ayant jamais pu porter le projet à son terme elle est demeurée inachevée.  Les alliés, après avoir tenté de la dynamiter, ont dû se résoudre face la solidité des bâtiments à la recouvrir de gravats. Plus tard, la NSA décida de construire à son sommet, ce qui a été réputé l'une des plus grandes stations d'écoute du réseau international ECHELON.

La station est laissée à l'abandon depuis une vingtaine d'année et les ruines sont devenues le théâtre de balades insolites, de vidéoclips, de projets farfelus ou de formations musicales déroutantes. Dès votre entrée dans la forêt de Grünewald vous apercevez au loin l'étrange silhouette de la station. Les sphères radar qui trônent au sommet de l'édifice, mise à part leur configuration phallique, semblent sorties de l'univers d'un mauvais film de science fiction tant elles jurent avec le paysage. Après avoir gravis les quelques dizaines de mètres de dénivelés qui vous séparent du sommet, il est temps de dénicher un trou dans le double rang de clôtures qui encerclent la station afin de pouvoir y pénétrer.

Bienvenue dans l'antre du diable, un lieu de secrets, d'espionnage et d'opérations secrètes et dont les seuls témoins restent les murs.

Afin de bénéficier au mieux de l'atmosphère quelques peu surnaturelle qui se dégage des lieux, il est préférable d'entamer votre périple lorsque le temps se fait menaçant. Rien de tel qu'un ciel gris et tumultueux pour profiter d'une lumière sans pareille. A lui seul, le spectacle des bourrasques d'un vent pernicieux et farceur, qui s'engouffre dans le dédale de pièces et joue avec les lambeaux de toiles qui pendent encore de certains murs, les faisant claquer et siffler tels des suaires envoutés, vaut le détour. Tout au long de votre excursion vous serez le témoin de scènes d'une lutte sans merci entre des murs fatigués et une nature hostile et rampante qui cherche à reprendre ses droits. Le monstre végétal y est omniprésent. Il surgit au détour d'un couloir, transperce les nerfs de ciment, ronge de rouille les poutrelles d'acier et étouffe ce cœur de béton qui depuis vingt années à l'abandon a cessé de battre.

"Monte, je te prie, sur le haut de la tour pour voir si mes frères ne viennent point"

Lors de votre ascension du bâtiment principal, vous vous devez de passer par les deux premiers étages où des murs semblent avoir été érigés dans le seul but d'y accueillir des tags. Ce sont de véritables salles d'exposition où se succèdent quantité de graffitis pâlis par le temps.

On accède ensuite à la coupole par des escaliers tortueux qui surgissent comme une gueule béante à même le plancher de la sphère. Située au sommet du bâtiment, elle était la principale antenne d'écoute de la station. L'endroit laisse une impression de cathédrale. L'acoustique y est fantastique et le moindre murmure est décuplé et se répercute sur les parois de la pièce. Le plus timide chuchotement laisse à penser que des centaines de créatures tapies dans l'ombre vous répètent inlassablement en ricanant. Il n'est pas rare d'y rencontrer des personnes qui y viennent chanter, jouer d'un instrument, rire, frapper ou crier, tous animés par une ferveur étrange qui enveloppe le corps et l'esprit. Une ouverture a été découpée dans l'une des façades et permet à la lumière de se faufiler dans la pièce offrant également une vue imprenable sur les bâtiments de la ville qui se découpent à l'horizon.

Ce sont là les principaux endroits de Teufelsberg, mais la station s'étend sur tout le sommet de la colline, libre donc à vous d'y pratiquer vos propres explorations et de lui faire cracher ses secrets à travers, les toits, les caves, les tunnels, les échelles, les trappes, les sous terrains...

 

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Par Berlin l'enchanteur - Publié dans : Spot
Vendredi 4 juin 2010 5 04 /06 /Juin /2010 11:30

 

Druide-7

 

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Un étrange petit bar bien connu des berlinois. Sa façade généreusement éclairée par des néons verts laisse présager du type de lieu auquel vous avez à faire et surtout aux boissons servies qui en ont fait sa renommée:

 

Salut, verte liqueur, Némésis de l’orgie!

Bien souvent, en passant sur ma lèvre rougie,

Tu m’as donné l’ivresse et l’oubli de mes maux;

J’ai vu plus d’un géant pâlir sous ton étreinte!

Salut, sœur de la Mort! Apportez de l’absinthe;

Qu’on la verse à grands flots!

 

(Ôde à l'absinthe de Valery Vernier signé Musset)

 

La fée verte comme elle était affectueusement appelée par ses consommateurs a connu un très grand succès lors du XIXème siècle notamment chez de nombreux artistes qu'elle aurait rendu fou (Van Gogh, Baudelaire, Toulouse Lautrec...). Le 16 mars 1915, elle est déclarée interdite en France par décret. Il était dit « qu'elle rend fou et criminel, fait de l'homme une bête et menace l'avenir de notre temps ». C'est de cette boisson bien particulière aux reflets de jade dont vous allez vous abreuver au Druide.

 

Situé à Eberswalderstraße à Prenzlauer Berg, il s'agit d'un endroit chaleureux où il fait bon boire! Vous aurez le choix entre une grande quantité de différentes absinthes venue de toutes les contrées alentours mais pour ceux qui ne sont pas friands de cette liqueur ou qui en auront trop bu, il vous reste la possibilité de boire l'un des monstrueux cocktails multicolores proposés. Tous les classiques sont présents sur la carte, du Bloody Mary en passant par le Touch-down sans oublier le Cosmopolitan. Servis dans des verres de 1 à 4 L, faites vous aider de plusieurs bouches pour en venir à bout.

 

Schönhauser Allee, 42, U2 Eberswalderstraße. Profitez également des Happy Hours alléchants comme le mercredi où trois types d'absinthe sont à 2 euros.

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Par Berlin l'enchanteur - Publié dans : Bar
Mardi 27 avril 2010 2 27 /04 /Avr /2010 17:10

Eschloraque-4  

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 Planqué dans une arrière arrière cour de la Rosenthalerstraße faisant office d'antichambre des créations, ce bar à la décoration surprenante est vraiment un drôle d'endroit. La dite cour est surplombée par une sorte d'immense chouette mécanique, assemblage de métal aux courbes inquiétantes. Elle monte la garde des lieux; il paraît même que si vous lui donnez une piècette elle vous livrera ses secrets...


   Une fois que vous aurez convaincu cette étrange sentinelle de vous laisser passer, une volée de marche éclairée à la bougie vous emmène droit dans l'antre de l'Eschloraque. Vous pénétrez alors dans un univers dans lequel les créatures qui vous accueillent semblent être le fruit d'expériences ratées réalisées par un savant à l'esprit dérangé. Le bar en lui même, le plafond  ainsi que certains coins sombres de la pièce pullulent de petits monstres ricaneurs qui vous feront sursauter si vous n'y prenez pas garde et que vous vous retrouvez nez à nez crochu avec l'un d'entre eux. Les meilleures de ces bestioles, dessinées dans les pages du menus, vous présentent avec malice, les breuvages disponibles. Avec une bière à prix correct et de nombreux cocktails aux couleurs fantaisistes, il y aura de quoi épancher la soif de tous.


   L'autre aspect qui nous a plu lors de notre première visite est la scène du fond de la salle. A l'image d'un spectacle de marionnettes, elle est encadrée de rideaux rouges et ce sont des artistes très divers qui s'y succèdent. Il suffit d'un tout petit peu d'entrain et l'on peut retrouver toute la salle les yeux rivés sur un homme et sa guitare. Mais les groupes ne s'imposeront pas à votre conversation sans que vous les y ayez invités. L'atmosphère qui se dégage de cet endroit, une fois ces nouveaux faciès devenus familiers, est comme envoutante. Elle est à mi-chemin entre le monde des rêves et celui des cauchemars. Il en résulte une délicieuse harmonie dans laquelle il est bon de se laisser happer.

 

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Par Berlin l'enchanteur - Publié dans : Bar
Samedi 13 mars 2010 6 13 /03 /Mars /2010 19:37

KollwitzPlatz    
                                                           Galerie Photo



Parti en quête d'un masque d'ours à travers Prenzlauer Berg, je me suis retrouvé dans un magasin de costumes de pièces de théâtre dans la Diedenhoferstraße. Dépité par l'inexistence du dit masque malgré l'impressionnante collection de ce magasin, je suis ressorti et me suis aventuré sans trop savoir pourquoi dans le parc de la Wasserturm.

   Les rayons de soleil de novembre et les couleurs de l'automne ont tout de suite planté un décor idyllique. J'ai alors prévenu mon compère et après qu'il eût pu constater de ses propres yeux que l'endroit était très chouette, nous décidâmes d'envoyer le petit parc sur la toile direction Berlin l'enchanteur.

   Situé au bout de la Strasburgerstraße, il est célèbre pour sa Wasserturm, ancien château d'eau qui s'élève à une trentaine de mètre au dessus des toits de Prenzlauer Berg. Le parc dont nous vous parlons est situé juste derrière, sur une sorte de butte qui domine les immeubles du quartier. Lorsque l'on s'y perche, on a l'impression d'être sur un îlot urbain, au milieu d'une mer de béton et de pavés. Le paysage du parc est agrémenté de constructions éparses, une sorte de phare, une imposante table de pierre ainsi qu'un petit bâtiment octogonale. La hauteur du lieu permet de bénéficier du soleil à toute heure de la journée ce qui est parfait pour pouvoir flâner à loisir.

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Par Berlin l'enchanteur - Publié dans : Spot
Jeudi 11 février 2010 4 11 /02 /Fév /2010 14:47

staatsbibliothek
                                                            Galerie Photo        

Un endroit magique! 
 

Franchissez l'entrée principale du Unter den Liden, 8.
Devant les portes sombres et secrètes menant à une bibliothèque recelant plus de 10 000 000 d'ouvrages se trouve une petite cour. Coincé entre les façades extérieures d'un palais datant de plus de trois siècles, ce "vestibule" de plein air est purement enchanteur. Au centre, une fontaine, dans le plus simple appareil : pas de statue ni de technique architecturale destinées à impressioner ou embellir. Une simple gerbe d'eau s'élève à hauteur d'homme pour se déverser ensuite dans un bassin lui aussi de conception très modeste. 
 

On s'assoit sur les bancs autour de cette fontaine, on observe les allers et venues des lecteurs de passage, qui semblent voyager à travers le temps dès lors qu'ils franchissent les portes et sont engloutis dans les entrailles de l'imposante enceinte. 

On s'abrite du soleil de Berlin, qui rayonne lourdement sur tous ceux qui déambulent le long d'Unter den Linden. La sève de sa chair jaune vient s'écraser sur le crâne des malheureux sans chapeaux. 
 

Les bavardages alentours deviennent murmures, étouffés par l'apaisant clapotis de la fontaine; une légère brise vient furtivement caresser le visage et rafraîchir la peau de ceux dont les sens sont en alerte.  Deux statues ancestrales nichées dans le mur d'entrée figurent deux hommes vêtus d'une toge et portant un livre à la main; ils rappellent une époque d'un autre âge. Voilà les deux anciens, les érudits, gardiens du temple. Inclinez vous devant leur savoir millénaire ! 

En plus des quelques arbres et parcelles de fleurs qui ornent l'endroit, les façades sont pour une bonne partie recouvertes d'un lière envahissant mais si bien à sa place. Il semble à certains endroits avoir lentement, chaotiquement mais sereinement poussé jusqu'à avoir avalé la bibliothèque. 
 

Les deux statues d'entrée, qui représentent les deux sages comme pétrifiés pour toujours dans leur réflexion, demeurent tels à jamais au sein de cette luxuriance, tandis que les promeneurs peuvent, pour échapper à leur regard pesant, lever les yeux vers le rectangle de ciel au-dessus d'eux, qui fait office de plafond infini. 

En fait l'immensité des espaces et des bâtiments d'Unter den Linden, la grandeur mégalomane des palais vertigineux et de l'avenue rendent ce lieu incroyablement confiné, secret, et rassurant, qu'importe le nombre d'âmes s'y trouvant. 

Voilà donc l'occasion d'un délicieux moment de répit et de calme loin du tumulte de la ville.

 

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Par Berlin l'enchanteur - Publié dans : Spot
Mercredi 27 janvier 2010 3 27 /01 /Jan /2010 19:33

TAC-8    

 

   Aux quatre coins de Berlin surgissent chaque dimanche d'innombrables marchés aux puces. Leur taille varie substantiellement, allant de l'institution du Mauer Park, détour certes touristique mais tout de même très sympa, jusqu'aux petits vide-greniers des places de quartier.

   L'un de ces marchés est situé à proximité du Treptower Park, à côté de la salle de concert Arena. Il s'agit du bien nommé Treptower Art Center, véritable caverne d'Ali Baba couverte, genre de détail appréciable en hiver à Berlin et qui réservera à ses visiteurs bien des curiosités.  C'est avec des yeux de bambin pénétrant dans un magasin de jouets que l'on passe son imposante porte. Ce marché est abrité par deux immenses hangars pleins à craquer d'objets de toutes sortes et de toutes tailles, empilés ici et là, dans ce qui semble être l'anarchie la plus totale. Vous êtes invité à commencer votre vadrouille dans cet étrange repère, où savoir fureter et fouiner dans les différentes étales sont d'indéniables qualités pour dénicher les objets aussi capitaux qu'inutiles et que vous recherchiez depuis si longtemps sans le savoir.

    Ces puces sont un peu tout à la fois : un magasin d'instruments de musique, d'articles de pêche, de téléphonie, de micro-informatique d'un autre âge (celui où les ordinateurs ressemblaient à des réfrigérateurs), de chaussures d'occasion (baskets est-allemandes des années 80), un paradis pour les amateurs de bicyclettes (surtout de réparation de bicyclette), un IKEA, une brocante de meubles des années 50 à aujourd'hui, une librairie, une fripe haute et (très)basse couture et enfin un disquaire de titres inaltérables autant que de pépites enregistrées dans un garage au fin fond de la Creuse. Prenez garde car hélas, le temps file vite et lorsque les portes se ferment, il est temps de partir. 

 

   En ressortant, le frima de décembre se rappelle à votre bon souvenir, la nuit est tombée et la seule source lumineuse des environs est le champ d'ovnis oranges planant à la sortie. Le vent se joint à la fête en décidant de s'insinuer dans les plis de vos vêtements et de se faufiler jusqu'à vos derniers remparts de tissus, vous faisant sérieusement craindre pour vos extrémités. Vous n'avez alors plus tellement de choix: rentrer à la maison et poser vos fesses sur le radiateur ou bien vous réchauffer confortablement au Cake Bar un peu plus loin sur la Schlesichesstraße au numéro 32. Franchement, malgré la douce perspective du radiateur, on vous conseille le second choix. Le Cake est une grande pièce à l'atmosphère chaleureuse et conviviale, garnie de canapés douillets (encore et toujours des canapés) qui vous accueillent à bras ouverts. Derrière un large comptoir de bois, les serveuses se plieront en quatre pour vous offrir de délicieux cocktails ou boissons chaudes, tellement à propos par cette température. Le temps qu'elles se déplient pour vous apporter votre commande, prenez la liberté de vous installer confortablement et de jeter un œil à la décoration rococo à souhait qui orne murs et plafond et place à l'honneur Elvis Presley et des Pin-up du cinéma américain. (Chouette: Happy Hour jusqu'à 21h)

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Par Berlin l'enchanteur - Publié dans : Bar
Vendredi 1 janvier 2010 5 01 /01 /Jan /2010 22:14

"Pourlèche toi les babines, morfale que tu es, car c'est à Berlin que les mots grailler, bouffer, se bâfrer, engloutir, damer, dévorer, se goinfrer, s'empiffrer et ripailler prendront leur véritable sens..."

 

   Pour ceux qui y sont déjà allés, l'une des remarques qui revient le plus souvent concerne l'omniprésence de la bouffe. Chaque coin de rue recèle une nouvelle tentation ou un appel au vice. Soyez prévenus, le diable prends toutes les formes: une odeur appétissante qui vous taquine le tarin, de grosses saucisses juteuses qui vous font de l'œil, ou encore la franche mine gognarde d'un turc bedonnant affûtant son couteau près de sa rôtissoire. Toute résistance est vaine: l'odeur est alléchante, la boustifaille appétissante et les prix décisifs. C'est donc en dégrafant d'un cran ou plus votre ceinture que vous découvrirez successivement la Currywurst, la Wurst tout court sous toutes ses formes (ne commencez surtout pas à vouloir toutes les essayer), le Burger, le Döner, le Dürum, le Schawarma, le Falafel, la Frite, la Pizza, le Poisson grillé, le Schnitzel ou encore les sains produits des nombreuses enseignes de fast-foods et leurs menus démoniaques.

 

  Les occasions d'en profiter sont très nombreuses: sortie de boîte à 8h du matin, l'estomac dans les talons, en avance à un rendez vous, en attendant le U/S-Bahn, dans le U/S-Bahn, en arrivant à votre station de U/S-Bahn ou juste comme ça, pour vous, pour la bouffe. Loin de nous l'idée de vous corrompre en vous entraînant dans une spirale masticatrice, mais Berlin sans la bouffe, ce ne serait pas la même chose.

De temps à autre, nous ponctuerons nos articles par un "point bouffe" avec une bonne adresse ou un incontournable de la graille Berlinoise. Voici donc le premier consacré aux burgers.

 

Burgers, il existe une chaîne appelé "Kreuzburger" (notez le malin jeu de mot avec le quartier de Kreuzberg), leur restaurant sont installés un peu partout, le meilleur étant dans le quartier d'origine.

Mais celui qui nous a fait frémir est le "Marienburger". Pour 4,90€, presque 400g de viande, deux steaks larges et épais habilement séparés par une tranche de lard suintante, un pain chaud, très légèrement croustillant et une sauce donnant un équilibre gustatif parfait. Ajoutez à cela, qu'il est fait sous vos yeux, par des cuisiniers super sympas,  qu'un angelot à chapeau vert vous observe du haut de la hotte et qu'il y a des miroirs face à vous afin de regarder le carnage. Vous êtes alors au comble de l'extase des burgers. Le burger décrit est le plus imposant de la carte, et nécessite une certaine préparation psychologique. Il faut 1°) avoir faim 2°) être méchant et agressif dans vos bouchées afin d'en venir à bout. Par défi (ou connerie) et pour 0,90€, vous pouvez demander un steak supplémentaire. Prendre une bouchée complète relève alors de l'impossible, mais bon, lorsque l'on a faim... L'adresse est Marienburgerstraße (notez la réelle volonté de faire comprendre la blague) au numéro 47.

  

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Par Berlin l'enchanteur - Publié dans : Bouffe
Vendredi 1 janvier 2010 5 01 /01 /Jan /2010 22:13

                            SonntagAugust 1          Galerie Photo


   Ah, les brunchs à Berlin! Fameuse institution, ou comment récupérer d'une soirée dans le calme et le douceur (et sans nécessairement hiberner sous la couette). Situé à Eberswalderstraße, coeur de Prenzlauer Berg de jour comme de nuit, An einem Sonntag im August est un café pour lequel aucun autre nom ne saurait mieux convenir.

 

  Un dimanche en août, c'est finalement la juxtaposition parfaite. Le dimanche tout d'abord, journée non productive au possible (surtout lorsqu'il pleut), on émerge tard, on se traine de son lit à la cuisine et inversement jusqu'à ce qu'il fasse nuit et ce tout en grignottant et en regardant des films. Néanmoins, au moindre rayon de soleil, on se retrouve envahi d'une incroyable motivation, dont l'origine demeure floue, et on bondit dans nos pantalons direction ... direction quoi déjà? Nulle part, car justement, c'est le jour où l'on flâne, où l'on gambade joyeusement le long des rues, des champs ou des cours d'eau, dans les parcs ou encore à la terrasse des cafés, un brin d'herbe entre les dents. Le mois d'août ensuite, symbole des vacances, du soleil, de la chaleur et de l'art si difficile de ne rien faire. C'est la subtile combinaison de ces deux ambiances que l'on retrouve dans ce café et c'est pourquoi il a sa place de fait, ici.

 

   Pour les lève très tard, c'est le lieu parfait pour récupérer d'une soirée agitée. La transition du lit et de l'oreiller moelleux se fait toute en douceur et en caresse. A toute heure du jour, c'est une odeur de café frais et de Brötchen tièdes qui vous accueille en vous titillant les narines. Pour 2,95€ plus une boisson (de votre choix, mais au prix non inclu), vous avez le droit à un buffet illimité. Le choix est large mais somme toute assez banal (montagne d'oeufs brouillés, fromage, charcuterie, céréales, salade de pâtes, brötchen et confiture), mais n'est ce finalement pas cela que l'on attend d'un brunch? De toute façon, l'aspect "je me gave à volonté" et le prix défiant toute concurrence, finiront par convaincre les plus fine-bouche d'entre vous. Installez vous donc au fond des vieux sièges, le long des fenêtres bordant la Kastanienallee avec vos compagnons de beuverie, votre conquête de la veille ou tout simplement avec un bon bouquin et savourez votre dimanche après-midi au sens propre et figuré.

 

   Il est intéressant de savoir qu'à partir de 17h, la grande salle du fond devient fumeur, que les toilettes possèdent un papier peint réalisé avec des pages du journal de mickey allemand et que le trottoir est doté de balancelles où il fera bon se prélasser lors des beaux jours. Un détail non sans importance pour parfaire ce tableau est que la gente féminine de l'endroit est des plus charmante.

 

   Tous les ingrédients sont réunis pour une fin de week-end vous faisant attendre avec impatience le prochain.

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Par Berlin l'enchanteur - Publié dans : Café/Brunch
Vendredi 1 janvier 2010 5 01 /01 /Jan /2010 22:12

    A peine la porte du "Balkan Trippz" franchie, une tapée de personnes vous entraîne dans une tournante infernale au centre de laquelle trône une grande table de ping-pong. Hors de question de rester dans son coin à regarder. Filez au bar et ce sera avec une bière dans une main et une raquette dans l'autre que vous affronterez votre soirée. Ainsi paré, et au signal, entrez dans la ronde des joueurs, soit une bonne trentaine en moyenne, et jouez.

   L'atmosphère est particulièrement fair-play et bon enfant (rien ne s'oppose à ce que vous jouiez en short à pois, pieds nus et pourvus d'une barbe de plusieurs mois). Le but étant de s'amuser et non de faire bouffer sa raquette à votre voisin. A force d'éliminations successives, la difficulté commence à poindre le bout de son nez. Mais si vous êtes habile, vous aurez l'occasion de vous mesurer à des habitués ou de nouveaux talents pour un triple et/ou une finale endiablé. En revanche, plus la soirée progresse dans la nuit, plus les vapeurs d'alcool et autres émanations suspectes agissent et déclenchent des parties pour le moins étranges où la précision n'est plus franchement de mise. Enfin, le grand vainqueur est celui qui par un smash redoutable aura eu raison de son adversaire. Il gagnera alors l'insigne honneur de donner le signal de la nouvelle partie: éteindre la lumière.
 

   Pour le reste, il s'agit d'un bar aux prix modiques, doté de gros canapés défoncés dans lesquels il est jouissif de se vautrer pour reprendre son souffle. Il faut ajouter à cela  une playlist plus qu'agréable (voir très bonne lorsqu'une Dj à moustache décide de prendre les choses en main). Le fond du bar, après les toilettes, possède également une petite salle de projection remplie de sièges dodus, où l'on peut apprécier la sélection du soir (quoi de mieux qu'un bon vieux Evil Dead pour recharger les batteries ?). Souvent ouvert jusqu'au petit matin, il constitue également une escale parfaite dans le dur périple consistant à rentrer chez soi après une soirée.
 

Ouvert le Mardi et le Vendredi (selon l'humeur du patron)

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Par Berlin l'enchanteur - Publié dans : Bar
Vendredi 1 janvier 2010 5 01 /01 /Jan /2010 22:11

  

  Arrivés depuis à peine quelques jours, nous entrons pour la première fois dans cet endroit et soudain, un sentiment de félicité nous a envahi en pensant à l'année que nous allions passer à vadrouiller dans de de tels lieux. Il s'agit d'une expérience que nous avons voulu partager sur Berlin l'enchanteur.
 

Ce nom de mère maquerelle révélant un passé de luxure est aujourd'hui un bar fréquenté du quartier de Kreuzberg. La petite entrée rouge ne révèle rien de l'intérieur du bar, mais intrigue celui qui se hasarde au n°19 de la Lubenerstraße, par son mobilier vieillot et par l'armoire du fond de la pièce qui semble avaler les clients dans un sous-sol qui ne demande qu'à être visité. L'escalier en colimaçon descendu, l'on pénètre dans une pièce où lorsqu'on lève les yeux, on aperçoit le plancher d'un appartement. Tous les meubles sont donc au plafond ainsi que des scènes de la vie du locataire du dessus (chaussures laissées à l'abandon en plein milieu de la pièce, boite de DVD porno des années 70 encore ouverte ou des cartes à jouer). 


Le client du bas dispose de plusieurs bons spots où s'asseoir et savourer les réjouissantes playlists proposées (il n'est en outre pas rare qu'un client, en toute décontraction, décide d'agrémenter tout ça d'un bon spliff). Et c'est aussi bien dans de vieux et confortables canapés entre un noeud de pendu et un lapin, que sur le fond d'une poubelle retournée que l'on peut passer sa soirée tout en cherchant à desceller les petits détails du mobilier qui font de cet endroit, un bar incongru. Deux salles en sous-sol proposent respectivement un baby-foot et l'autre un ping-pong et un piano. C'est dans cette dernière qu'ont souvent lieu le week-end des concerts pour lesquels le prix à payer est laissé à la convenance du client.


  Nous ne saurions trop vous conseiller ce bar pour passer un bon moment dans un cadre inhabituel.

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Par Berlin l'enchanteur - Publié dans : Bar
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